(É)mouvances
Le texte
Le corps est un espace tangible, Peut-être faut-il, en toute simplicité, l’apprivoiser ? Peut-être même sert-il de support à la création, la re-création, de sa propre vie ?
On se blottit en lui en se serrant dans nos propres bras, on le cache à peine d’une main ombreuse, on l’offre dans la pudeur des vêtements. On l’apprivoise, on le vit, on le sent. On l’expose au sens photographique du terme, mais aussi à la clarté d’un rai de lumière, à la blancheur d’un rayon. On le côtoie chaque jour mais on le connaît mal ou il nous effraie. Alors il y a la peau qu’il faut dénuder comme une révélation, comme un allant de Soi. C’est une seconde peau, une mue. Du corps, de l’âme, où il n’est plus question de paraître, mais d’être enfin.
— Frédéric Martin
Série complète
(É)mouvances





















